> Impact du sevrage tabagique en prévention secondaire
- La poursuite du tabagisme après l’apparition de la maladie aggrave fortement le pronostic : dans le cas de la maladie coronarienne le risque de décès ou la nécessité d’une réintervention sont multipliés par un facteur 1,5 à 2,5.
- A l’inverse le sevrage tabagique entraîne un bénéfice important et précoce.
En prévention primaire, 2 à 3 ans après le sevrage, le risque coronarien ne diffère plus significativement (ou très modérément) de celui des non fumeurs.
En prévention secondaire, le risque de récidive d’infarctus ou de décès diminue de façon importante (- 50% environ) dès la première année pour rejoindre en quelques années le risque des non fumeurs. Le nombre de vies sauvées par l’arrêt du tabac pour 1 000 patients coronariens arrêtant de fumer est estimé entre 12 et 53 ce qui est supérieur au bénéfice obtenu par la correction de facteurs de risque comme l’hypercholestérolémie ou l’HTA, avec bien sûr un coût considérablement moindre.