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Cardiologie

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Relation tabac - maladies cardiovasculaires

Le tabac prédispose tout particulièrement au risque de maladie coronarienne et d’artériopathie des membres inférieurs (AOMI) :

  • Pour la maladie coronarienne, le risque relatif de maladie coronarienne chez les grands fumeurs (20 cigarettes par jour) est multiplié par plus de 3 par rapport aux non fumeurs. Parmi les diverses présentations de la maladie coronaire, le tabac expose tout particulièrement au risque d’infarctus du myocarde et de mort subite (risque multiplié par 5 chez les gros fumeurs inhalant la fumée).
  • Concernant l’artériopathie des membres inférieurs, le tabac représente le facteur de risque majeur avec un risque relatif multiplié par un facteur 2 à 7 selon les études. 80% des sujets présentant une artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) sont fumeurs. Le risque augmente graduellement en fonction de la consommation, enfin le pronostic est plus sévère chez les fumeurs.
  • Au niveau vasculaire cérébral le risque relatif est significatif (x 1,5).
  • D’une façon générale le risque relatif d’atteinte vasculaire est d’autant plus élevé que le sujet est plus jeune.

 

Mécanismes de la toxicité artérielle du tabac

De nombreux composants du tabac jouent un rôle délétère favorisant les complications de l’athérosclérose :

  • Les produits carcinogènes accélèrent le développement des lésions athéromateuses ;
  • L’oxyde de carbone (CO) favorise également l’athérogénèse par hypoxie de l’intima des artères et accumulation du LDL-C dans l’intima ;
  • La fumée de tabac a un effet toxique direct sur l’endothélium artériel entraînant des anomalies de la vasomotricité endothélium-dépendante avec augmentation des radicaux libres de l’oxygène par inactivation du NO et oxydation des LDL.
  • Le tabac est un puissant facteur thrombogène favorisant l’activation plaquettaire laquelle libère du thromboxane A2 
  • La nicotine favorise la libération des catécholamines ce qui majore la fréquence cardiaque, la pression artérielle donc les besoins myocardiques en oxygène. 
  • Enfin le tabagisme est associé à une baisse du HDL-Cholestérol.


Ces données expliquent que le tabagisme soit particulièrement associé aux complications aiguës de la maladie coronarienne, particulièrement l’infarctus du myocarde et la mort subite (rôle favorisant de la thrombose et des troubles du rythme), et qu’à l’inverse le sevrage tabagique soit associé à une diminution assez rapide du risque cardiovasculaire.

 

Impact du sevrage tabagique en prévention secondaire

  • La poursuite du tabagisme après l’apparition de la maladie aggrave fortement le pronostic : dans le cas de la maladie coronarienne le risque de décès ou la nécessité d’une réintervention sont multipliés par un facteur 1,5 à 2,5.
  • A l’inverse le sevrage tabagique entraîne un bénéfice important et précoce.


En prévention primaire, 2 à 3 ans après le sevrage, le risque coronarien ne diffère plus significativement (ou très modérément) de celui des non fumeurs.

En prévention secondaire, le risque de récidive d’infarctus ou de décès diminue de façon importante (- 50% environ) dès la première année pour rejoindre en quelques années le risque des non fumeurs. Le nombre de vies sauvées par l’arrêt du tabac pour 1 000 patients coronariens arrêtant de fumer est estimé entre 12 et 53 ce qui est supérieur au bénéfice obtenu par la correction de facteurs de risque comme l’hypercholestérolémie ou l’HTA, avec bien sûr un coût considérablement moindre.

 

Dernière mise à jour le 11/05/2009

 
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